GEO

Être cité par ChatGPT quand un médecin cherche votre molécule

Les moteurs génératifs répondent déjà à la place de Google. Ce qui détermine les sources qu'ils citent, et comment en faire partie.

La rédaction Triumvirat6 min de lecture

La recherche sans clic est déjà là

Un praticien qui cherche une information rapide ne parcourt plus dix résultats. Il pose sa question à un assistant, lit une réponse synthétique, et consulte éventuellement une des trois sources citées. Si vous n'êtes pas dans ces trois sources, votre position dans les résultats classiques ne change rien.

Ce n'est pas une prédiction : c'est déjà le comportement dominant sur les recherches de vérification rapide, celles où l'utilisateur sait ce qu'il cherche et veut confirmer.

Ce que les modèles privilégient

Les critères de sélection des sources ne recoupent qu'en partie ceux du référencement classique. Sur les sujets santé en particulier, les modèles surpondèrent les sources institutionnelles et les contenus qui exposent leur méthode.

  • Une question posée explicitement, suivie d'une réponse qui se suffit à elle-même.
  • Un auteur identifié, avec sa qualification.
  • Des sources citées et datées, vérifiables.
  • Une structure claire, qui permet d'extraire un passage sans perdre son sens.
Tableau des cinq critères qui font citer une source par une IA, question explicite, réponse autonome, auteur identifié, source datée, structure nette, avec leur contre-exemple
Les cinq critères, et le contre-exemple qu'on rencontre le plus souvent.

Le risque concret pour un laboratoire

Sur vos propres molécules, sur vos propres actifs, ce sont souvent des tiers qui sont cités : bases de données médicales, forums, concurrents. Vous n'avez aucun contrôle sur la façon dont votre produit est présenté dans ces réponses, et vous ne savez généralement pas que cela se produit.

La première action utile n'est donc pas de produire, mais de mesurer. Interroger un corpus de questions représentatives de votre marché, sur chaque moteur, et regarder qui est cité.

Le GEO ne remplace pas le SEO

Les deux se nourrissent. Les moteurs génératifs s'appuient largement sur des pages bien référencées : un site invisible en SEO le sera aussi en GEO. Ce que le GEO ajoute, c'est une couche de structuration et d'attribution qui rend vos contenus extractibles.

En pratique, beaucoup de contenus existants peuvent être rendus citables sans être réécrits : ajouter les questions explicites, nommer l'auteur, dater et sourcer. C'est le travail le plus rentable à engager en premier.

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